Aperçu
Une activité non rémunérée peut tout de même constituer un travail non autorisé
M. Juneja a fourni des services chez un concessionnaire automobile sans rémunération immédiate, selon une entente prévoyant un paiement s’il obtenait plus tard un permis de travail. La Cour fédérale a confirmé qu’il s’agissait de travail au sens du règlement sur l’immigration, ce qui montre que la seule étiquette « non rémunéré » ne met pas fin à l’analyse.
Termes employés dans cette page
Le droit, sans le jargon
Travailler
Activité pour laquelle un salaire est payé ou une commission est versée, ou qui entre directement en concurrence avec les activités des citoyens canadiens ou des résidents permanents sur le marché du travail.
Travail non autorisé
Travail accompli sans l’autorisation requise ou en dehors des conditions du permis.
Lire au sujet du non-respect des conditionsActivité bénévole
Une activité non rémunérée n’échappe pas automatiquement à la définition de travail; les tâches, le secteur et l’effet sur le marché du travail comptent.
Ce qui s’est passé
M. Juneja a fourni des services chez un concessionnaire selon une entente qui prévoyait une rémunération future après l’obtention d’une autorisation de travail.Source [1]
Il n’avait alors aucun permis l’autorisant à exercer cette activité. Selon l’entente, les heures non rémunérées pouvaient l’être ultérieurement.
Ce que la personne demanderesse a soutenu
Il soutenait qu’aucun salaire n’avait été versé et que l’activité ne devait donc pas être considérée comme du travail.Source [1]
La définition juridique vise toutefois aussi la concurrence sur le marché du travail et ne dépend pas uniquement du versement immédiat d’argent.
Ce que le ministre a soutenu
Le ministre invoquait la nature des fonctions exercées chez le concessionnaire et l’entente de rémunération conditionnelle.Source [1]
Ces faits distinguaient l’activité d’un coup de main occasionnel ou d’un véritable rôle bénévole auprès d’un organisme de bienfaisance.
Ce que la Cour a décidé
La Cour a confirmé que les services constituaient du travail au sens du règlement.Source [1]
Qualifier l’entente de non rémunérée ne pouvait écarter la réalité de services ordinaires fournis à une entreprise canadienne dans l’attente d’une rémunération future.
Ce que le résultat signifiait concrètement
La conclusion de travail non autorisé est demeurée au dossier d’immigration de M. Juneja.Source [1]
La décision ne dit pas que toute activité non rémunérée constitue du travail. Elle montre pourquoi l’entente globale et le contexte du marché du travail sont déterminants.
Notre analyse : qualifier l’activité avant le premier quart de travail
Il est plus prudent d’examiner par écrit les fonctions, la supervision, l’avantage attendu et toute rémunération future que de présumer que l’étiquette de bénévole règle la question d’immigration. Il s’agit d’un conseil préventif tiré de l’affaire, et non d’une affirmation selon laquelle tout bénévolat exige un permis.Source [1]
Les activités qui ressemblent à un poste normalement rémunéré, procurent une expérience canadienne habituellement acquise par un emploi ou remplacent un travailleur exigent une prudence particulière.
- Regarder au-delà du titre « bénévole ».
- Repérer toute rémunération ou tout avantage promis pour plus tard.
- Comparer l’activité aux rôles normalement rémunérés.
- Confirmer l’existence d’une dispense de permis avant de commencer.
La définition actuelle demeure tributaire des faits
Certaines activités non rémunérées ne constituent pas du « travail » en immigration, alors que d’autres en constituent.Source [2]
Les directives actuelles d’IRCC devraient être vérifiées en fonction des fonctions exactes, plutôt qu’en s’appuyant uniquement sur cet exemple de concessionnaire.

Quand demander un avis juridique
Le travail non autorisé peut avoir une incidence sur le statut et les demandes ultérieures
Un avocat en immigration peut qualifier une activité projetée avant qu’elle commence, ou aider à déclarer et à traiter un travail déjà accompli.
Une entreprise présente le rôle comme un essai ou un stage non rémunéré.
La rémunération est reportée jusqu’à la délivrance d’un permis.
L’activité procure une expérience normalement acquise dans un emploi rémunéré.
IRCC ou l’ASFC pose des questions sur les dates d’emploi.
Une question bien définie peut ne nécessiter que 15 minutes.
Utilisez ce temps pour cerner le problème, tout risque immédiat et la prochaine étape raisonnable. Si le dossier exige davantage de travail, l’avocat peut expliquer la portée proposée avant que vous décidiez d’aller plus loin.
Découvrez ce qu’un avocat en immigration peut faire et comment un cabinet d’avocats en immigration peut prendre en charge la suite du dossier.
Questions fréquentes
Questions fréquentes — Une activité non rémunérée peut tout de même constituer un travail non autorisé
Tout bénévolat constitue-t-il du travail non autorisé?
Non. La définition dépend des faits et tient compte de la rémunération ainsi que de la concurrence directe sur le marché du travail.
Pourquoi la rémunération différée comptait-elle?
Elle faisait de l’activité une composante d’une entente d’emploi conditionnelle plutôt qu’une aide entièrement bénévole.
Un visiteur peut-il effectuer un quart d’essai non rémunéré?
L’étiquette n’est pas déterminante. Des fonctions habituellement rémunérées peuvent tout de même correspondre à la définition de travail en immigration.
