Aperçu

Le double projet d’intention n’a pas compensé une demande de permis d’études faible

L’arrêt Loveridge confirme que le souhait d’obtenir la résidence permanente à l’avenir n’est pas automatiquement incompatible avec un permis d’études temporaire. La difficulté tenait à la preuve : la demanderesse devait encore convaincre l’agent qu’elle respecterait son statut temporaire et partirait si son projet permanent n’aboutissait pas.

Termes employés dans cette page

Le droit, sans le jargon

Double intention

Intention de devenir résident permanent tout en ayant l’intention de quitter le Canada si l’autorisation temporaire prend fin et que la résidence permanente n’est pas accordée.

Résident temporaire

Ressortissant étranger autorisé à demeurer au Canada pendant une période limitée et assujetti aux conditions de ce statut.

Ce qui s’est passé

La demande d’études reconnaissait la possibilité d’un avenir permanent, mais n’a pas convaincu l’agent que les conditions temporaires seraient respectées si ce projet échouait.Source [1]

La demanderesse invoquait la double intention pour répondre aux préoccupations concernant son départ du Canada. L’agent a évalué les preuves réelles de ses liens, de ses projets et du respect des conditions plutôt que de traiter le concept juridique comme une réponse complète.

Ce que la personne demanderesse a soutenu

Elle soutenait que l’agent avait considéré à tort un objectif d’immigration futur comme incompatible avec un permis d’études.Source [1]

Le droit canadien reconnaît que les deux intentions peuvent coexister.

Ce que le ministre a soutenu

Le ministre soutenait que la reconnaissance de la double intention ne supprime pas l’obligation de convaincre l’agent que la personne partira à la fin de son statut temporaire.Source [1]

La lettre d’appui et la situation de la demanderesse ont été jugées insuffisantes quant à ce deuxième volet.

Ce que la Cour a décidé

La Cour a maintenu le refus parce que l’agent pouvait raisonnablement distinguer une double intention légitime d’une promesse de départ non étayée.Source [1]

L’existence d’une voie possible vers la résidence permanente n’imposait pas l’approbation de la demande temporaire.

Ce que le résultat signifiait concrètement

Le refus du permis d’études a été maintenu; le jugement n’a pas invalidé la double intention comme concept juridique.Source [1]

La jurisprudence ultérieure et les instructions actuelles continuent de reconnaître la double intention, mais chaque demande doit prouver ses deux volets.

Notre analyse : ne pas utiliser la « double intention » comme un slogan

Des observations utiles expliquent honnêtement la voie permanente, puis présentent un plan concret et légal pour l’éventualité où elle ne se réaliserait jamais. La preuve devrait étayer les deux propositions.Source [1]

Les liens avec le pays d’origine sont pertinents sans constituer la seule preuve; le respect antérieur des conditions, les finances, la situation familiale et la crédibilité du projet d’études peuvent également compter.

  • Déclarer honnêtement le projet à long terme.
  • Expliquer le plan de rechange si la résidence permanente est refusée.
  • Étayez le respect des conditions temporaires par des preuves.
  • Ne pas présenter une voie hypothétique comme garantie.

Les instructions actuelles sur la double intention sont plus utiles qu’un ancien scénario factuel

L’arrêt Loveridge illustre la distinction, tandis que les directives actuelles d’IRCC expliquent comment les agents doivent aujourd’hui l’évaluer.Source [2]

L’exigence sous-jacente de résidence temporaire demeure.

Une famille planifiant un déménagement international

Questions fréquentes

Questions fréquentes — Le double projet d’intention n’a pas compensé une demande de permis d’études faible

Est-il déconseillé de mentionner la résidence permanente dans une demande de permis d’études?

Non. La double intention est reconnue, mais la demande doit tout de même établir le respect du statut temporaire.

Une voie possible vers la résidence permanente garantit-elle le permis d’études?

Non. L’agent tranche la demande temporaire selon ses propres exigences.

Qu’est-ce qui manquait dans Loveridge?

Le dossier n’a pas suffisamment convaincu l’agent que la demanderesse partirait si son objectif permanent échouait.

Sources judiciaires et gouvernementales et notesAfficher les sources