Aperçu
Port du niqab pendant le serment de citoyenneté canadienne
Zunera Ishaq souhaitait porter son niqab en récitant le serment de citoyenneté après avoir confirmé son identité en privé. Une politique gouvernementale obligeait les candidats à retirer tout couvre-visage pendant le serment. La Cour fédérale et la Cour d’appel fédérale ont conclu que cette politique obligatoire contrevenait au règlement, qui exigeait la plus grande liberté possible quant à la profession de foi religieuse ou à l’affirmation solennelle.
Termes employés dans cette page
Le droit, sans le jargon
Serment de citoyenneté
Le serment ou l’affirmation solennelle exigé pour achever l’octroi de la citoyenneté à un adulte, sous réserve de la Loi sur la citoyenneté et de son règlement.
Comprendre la cérémonieNiqab
Un voile couvrant le visage que certaines femmes musulmanes portent par pratique religieuse.
Politique administrative
Une directive gouvernementale qui doit demeurer conforme à la loi et au règlement applicables.
Ce qui s’est passé
Mme Ishaq acceptait de se dévoiler en privé pour la vérification de son identité, mais s’opposait à retirer son niqab pendant le serment public.Source [1]
La politique sur les cérémonies de citoyenneté ordonnait aux fonctionnaires d’exiger que les candidats soient vus pendant qu’ils récitaient le serment.
Argument de Mme Ishaq
Elle soutenait que la politique obligatoire contrevenait au règlement et portait atteinte à sa pratique religieuse sincère.Source [1]
Elle a présenté son recours avant la cérémonie plutôt que d’être obligée d’y assister et de refuser publiquement d’obtempérer.
Ce que le ministre a soutenu
Le ministre défendait la politique et soutenait notamment que le recours était prématuré.Source [1]
Les tribunaux ont reconnu qu’il était approprié de contester directement une politique publiée et obligatoire.
Ce que la Cour a décidé
La Cour d’appel fédérale a rejeté l’appel, maintenant la décision selon laquelle la politique était incompatible avec le règlement.Source [1]
Le règlement ordonnait aux juges de la citoyenneté de permettre la plus grande liberté possible quant à la profession de foi religieuse ou à l’affirmation solennelle. Une directive générale obligeant le retrait du niqab ne pouvait être conciliée avec cette obligation.
Ce que le résultat signifiait concrètement
Mme Ishaq pouvait prêter serment sans que la politique illégale de dévoilement obligatoire régisse la cérémonie.Source [1]
L’affaire n’a éliminé ni la vérification de l’identité ni le serment prévu par la loi. Elle portait sur la politique applicable au serment public.
Notre analyse : déterminer la source de chaque exigence de la cérémonie
Lorsqu’une directive officielle paraît obligatoire, il faut déterminer si elle découle de la loi, du règlement ou seulement d’un manuel administratif. Ishaq montre clairement pourquoi cette hiérarchie est importante.Source [1]
Une demande d’accommodement religieux devrait exposer la pratique, le conflit et une façon concrète de satisfaire aux besoins légitimes d’identification ou de cérémonie.
- Distinguer la vérification de l’identité de la récitation du serment.
- Demander la source juridique d’une directive obligatoire.
- Demander rapidement une mesure d’accommodement.
- Conserver les directives écrites relatives à la cérémonie.
Il faut vérifier directement les pratiques actuelles de la cérémonie
L’arrêt Ishaq portait sur une politique de 2011 et le règlement alors en vigueur.Source [2]
Consultez les instructions actuelles d’IRCC pour le déroulement de la cérémonie, la vérification de l’identité et les demandes d’accommodement.

Quand demander un avis juridique
Un différend entourant la cérémonie peut retarder la dernière étape vers la citoyenneté
Un avocat en immigration peut déterminer si une directive est obligatoire en droit, demander un accommodement et préserver un délai judiciaire si la cérémonie est annulée.
Une directive de la cérémonie entre en conflit avec une pratique religieuse.
IRCC annule ou reporte le serment.
L’identité peut être vérifiée par une méthode moins contraignante.
Une politique écrite semble incompatible avec le règlement.
Une question bien définie peut ne nécessiter que 15 minutes.
Utilisez ce temps pour cerner le problème, tout risque immédiat et la prochaine étape raisonnable. Si le dossier exige davantage de travail, l’avocat peut expliquer la portée proposée avant que vous décidiez d’aller plus loin.
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Questions fréquentes
Questions fréquentes — Port du niqab pendant le serment de citoyenneté canadienne
L’arrêt Ishaq a-t-il supprimé toutes les exigences de vérification de l’identité?
Non. Mme Ishaq était disposée à se dévoiler en privé; l’affaire concernait le dévoilement obligatoire pendant la récitation du serment public.
Une politique d’IRCC peut-elle l’emporter sur le règlement?
Non. Une politique administrative doit être conforme à la loi et au règlement.
L’affaire portait-elle uniquement sur la Charte?
Non. Les tribunaux pouvaient trancher le litige en raison du conflit avec la loi et le règlement, sans devoir décider de chaque argument constitutionnel.
